Peirre LHOMME: l'homme de l'ombre

Pierre Lhomme est directeur de la photographie. Né le 5 avril 1930 à Boulogne-sur-Seine, en France, il est ancien élève de l'École nationale Louis Lumière (promotion 1953).
À l'origine proche de la nouvelle vague (Le Combat dans l'Île, d'Alain Cavalier, en 1962), sa filmographie éclectique comprend :
" le joli Mai" co réalisé avec Chris Marker (1962)
*L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville (1969)
*Quatre Nuits d'un rêveur de Robert Bresson (1971)
*La Maman et la putain de Jean Eustache (1973)
*Sweet Movie de Dusan Makavejev (1974)
*La Chair de l'orchidée de Patrice Chéreau (1975)
*Les Mains négatives de Marguerite Duras (1978)
*Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam (1979)
*Quartet de James Ivory (1981)
*Mortelle randonnée de Claude Miller (1983)
*Maurice de James Ivory (1987)
*Camille Claudel de Bruno Nuytten (1988)
*Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990)
*Toxic Affair de Philomène Esposito (1992)
*Jefferson à Paris de James Ivory (1995)
*Mon homme de Bertrand Blier (1996)
*Anna Oz d'Eric Rochant (1996)
*Les Palmes de Monsieur Schultz de Claude Pinoteau (1997)
*Voleur de vie d'Yves Angelo (1998)
*Cotton Mary d'Ismail Merchant (1999)
*Le Divorce de James Ivory (2003)
Peirre LHOMME: l'homme de l'ombre

# Posté le mercredi 15 août 2007 13:41

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:00

Le Western...un genre majeur

Le plus cher :
La Porte du paradis (1980) de Michael Cimino : 57 millions de dollars mais le public n'adhère pas à cette épopée réaliste et brutale des Etats-Unis.

Le plus rentable :
Butch Cassidy et le Kid (1969) de George Roy Hill : 46 millions de dollards de recette.

600
Nombre de western spaghetti tournés entre 1962 et 1975

5400
Nombre de westerns muets tournés entre 1898 et 1930

30000
Nombre de westerns tournés aux Etats-Unis entre 1940 et 1970.

Le western le plus violent :
La Horde Sauvage (1969) de Sam Peckinpah. Du propre aveu de son auteur, c'est grace aux voies ouvertes par Sergio Leone que le film a pu voir le jour.

Le plus idéologique :
La Flèche Brisée (1950) de Delmer Daves qui est une réhabilitation des Indiens. Ils retrouvent leur dignité et deviennent des personnages à part entière.

Le plus beau :
La Prisonnière du Désert (1956) de John Ford. Les paysages de Monument Valley renforcent la beauté de ce chef-d'oeuvre.

Le plus crépusculaire :
Impitoyable (1992) deClint Eastwood.

Le maitre du genre : John Ford avec plus de 100 films.
Il tourne en 1939 le manifeste du western classique, La Chevauchée Fantastisque. Dans les années 1940-1950, sa vision du western évolue. Il brosse un Ouest héroique puis s'interresse à l'autre coté de la légende (L'homme qui tua Liberty Valance, 1962) et illustre la persécutions des Indiens (Les Cheyennes, 1964).
Le Western...un genre majeur

# Posté le samedi 04 août 2007 09:50

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 15:55

La renaissance du cinéma suèdois : Ingmar Bergman (1918-2007)

La renaissance du cinéma suèdois : Ingmar Bergman (1918-2007)
Ingmar Bergman est un géant, dont l'oeuvre dense et complexe a marqué l'histoire du cinéma de la seconde moitié du XXe Siècle. Né en 1918, fils d'un pasteur luthérien strict, il s'enfuit, à vingt ans, pour faire du théatre comme auteur et metteur en scène. Il écrit des scénarios pour le cinéma et réalise son premier film, Crise, en 1946. Soixante ans plus tard, il est l'un des réalisateurs les plus célèbre au monde.
Résumer une telle oeuvre est impossible. Du moins peut-on l'éclairer de quelques oppositions fondamentales. La première est celle du mystique et du charnel, du coeur et du sexe.
Le Septième Sceau (1957) et Sourires d'une Nuit d'été (1955) illustrent bien ce balancements entre des angoisses fondamentales (Dieu, le bien et le mal) et les déchirements du couple, entre les scénarios de l'ame et ceux de l'incommunicabilité, entre l'austérité du premier et le libértinage poétique du second.

Seconde dualité de l'auteur : La vie et sa transcription,
l'inspiration autobiographique et l'aspiration à traiter l'universel. A l'inverse de ses parents, désunis mais enchainés par le refus du divorce, Ingmar Bergman mena une vie sentimentale pleine et agitée (4mariages et 8 enfants) et ses liaisons avec ses interprètes principales irriguent son oeuvre: Harriet Andersson (Monika, 1953), Bibi Andersson (Sourires d'une nuit d'été), Liv Ullmann (Persona, 1966). Mais l'auteur transcende toujours ses émotions intimes pour parler de l'etre humain ds son essence et sa totalité. Jamais guéri de son enfance et rongé par l'idée de la déchéance physique et de la mort, il en tirera un formidable album de souvenirs (Fanny et Alexandre, 1982) dans lequel à soixante-quatre ans, il évoque l'enfant de dix ans qu'il fut et qui, de son théatre miniature, observe la comédie des adultes, leur vérités, leurs mensonges.
Décidement peu avare de contradictions, Bergman avait moins de 40 ans lorsqu'il réalise le plus beau film qui soit sur la confrontation de l'enfance et de la vieillesse, de la vie et de la mort: dans Les Fraises sauvages (1957) un vieil homme, le temps d'un voyage, revoit l'essentiel de sa vie et de son oeuvre. Ce n'est autre que Victor Sjöström, qui signa là sa dernière apparition à l'écran (à 87 ans).
Bergman y glissait, pour l'image d'un corbillard sans cocher, un hommage à La Charrette fantome. Celle de la mort.

# Posté le samedi 04 août 2007 09:49

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 15:58

Portrait...Michel Serrault (1928-2007)

Portrait...Michel Serrault (1928-2007)
Michel Audiard a dit de lui: "il est le meilleur acteur au monde". Interprète inoubliable dans La Cage aux Folles, une carrière de plus de 135 films, couronné par 3 Césars, excellant tant dans les interprétations les plus burlesques que dans les plus inquiétantes, Michel Serrault a quitter définitivement le monde du cinéma dimanche 29 juillet à l'age de 79 ans.
Né le 24 janvier 1928 à Brunoy, le "monsieur tout le monde" au physique banal, après 2 ans au séminaire, se rend compte que sa place est sur les planches et intègre l'école de théatre de la rue Blanche. En 1952, il rencontre Jean Poiret avec lequel il forme un duo qui fait très vite les beaux soirs des cabarets parisiens.
Il débute au cinéma avec Les Diaboliques d'Henri-Georges Clouzot puis Ah! Les belles bacchantes. A noter également les très drole Assassins et Voleurs de Sacha Guitry et Le Viager (1971) de Pierre Tchernia. En 1973, il triomphe en incarnant Zaza Napoli dans La Cage aux Folles, adapté au grand écran en 1979, qui permettra à Michel Serrault de remporter son premier César. Puis c'est la rencontre avec Jean-Pierre Mocky, L'Ibis Rouge (1975) avec Michel Simon. Ils tourneront 11 films dont A mort l'arbitre (1983) et Le Miraculé (1986). En 1977, il perd sa fille alors agée de 19 ans dans un accident de la route. Michel Serrault excelle dans des roles dramatiques et troublants. En 1982, il remporte son 2é César du meilleur acteur pour le film Garde à Vue (1981) de Claude Miller, pour moi l'une des plus grandes interprétations du cinéma français. Il retrouve Miller en 1983, pour un autre polar légendaire, Mortelle Randonnée avec Isabelle Adjani. Son 3è César, il l'obtient grace à Nelly et Monsieur Arnaud (1995) de Claude Sautet. A la fin de sa vie, l'acteur joue plutot des roles de "pépé" gronchon mais au grand coeur, comme dans Les Enfants du Marais (1999) de Jean Becker, ou Une hirondelle a fait le printemps (2001) de Christian Carion. Le père Maillard de la Morandais lui a dit peu de temps avant sa mort: "Là-haut, faites bien rire le bon Dieu, il en a bien besoin avec le boulot qu'il a": Michel Serrault aurait souri à cette dernière phrase avant de s'en aller.

# Posté le mardi 31 juillet 2007 10:06

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:08

LE VIETNAM A L'ECRAN, RETOUR SUR UNE GUERRE PERDUE

LE VIETNAM A L'ECRAN, RETOUR SUR UNE GUERRE PERDUE
La guerre du Vietnam a profondement marqué le cinéma américain dans les années 1970/80. Agissant comme les instruments d'une thérapie collective, plusieurs films évoquant le conflit comptent parmi les plus marquants du genre:
*Voyage au bout de l'enfer (1978)de Michael Cimino, avec Robert De Niro, John Savage, Christopher Walken. 3 amis originaires d'une petite ville industrielle de Pennsylvannie partent ensemble pour le Vietnam où ils découvriront l'enfer... Sobre, lyrique, violent, ce film évite les pièges de la dénonciation pour un constat amer sur une génération perdue.
*Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola, avec Martin Sheen, Robert Duvall, Marlon Brando. Le cap. Willard recoit pour mission, en pleine guerre du Vietnam, de retrouver le colonel Kurtz qui s'est taillé un empire dans les profondeurs de la jungle, sur lequel il règne par la terreur. Inspiré du roman de Joseph Conrad, le film est une longue quete hallucinée qui plonge le héros dans un véritable "voyage au bout de la nuit".
*Platoon (1986) d'Oliver Stone, avec Tom Berenguer, Charlie Sheen, Willem Dafoe. En1967, au Vietnam, le sergent Barnes est devenue une machine à tuer alors que le sergent Elias reste modéré. Un village vietnamien est mis à sac et ses habitants exécutés... Dur, saupoudré de mauvaise conscience, Platoon fut présenté comme un témoignage exact de la réalité.
*Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick, avec Mattew Modine, Adam Baldwin, Vincent d'Onofrio. Dans un camp d'instructions de marines en Caroline du Nord, des jeunes recrus suivent un entrainement intensif sous l'autorité du sergent Hartman. L'un d'eux, souffre-douleur de la compagnie, finit par tuer le sergent avant de se suicider. Puis c'est le départ pour le Vietnam... Le film est un constat froid sur la machine de guerre, entre l'ordre implacable de l'apprentissage et la folie sur le terrain.
*Good Morning Vietnam (1987) de Barry Levinson, avec Robin Williams. Affecté à Saigon en 1968, un animateur impertinent
essaie de faire sortir des sentiers battues la radio des forces américaines. Les coulisses de l'engagement américain sont dénoncées grace à l'humour dévastateurs d'un disc-jockey.
*Outrages (1989) de Brian De Palma, avec Michael J. Fox. Le film évoque le viol collectif puis l'assassinat d'une jeune Vietnamienne par une patrouille de guerre. Un des hommes se révolte et dénonce ses camarades qui seront condamnés pour crime de guerre.
*Né un 4 juillet (1989) d'Oliver Stone, avec Tome Cruise. Adapté de l'autobiographie de Ron Kovic, ce film met en scène l'histoire de ce soldat américain patriote né un 4 juillet qui, revenu paralysé du Vietnam, décide de militer en faveur de la paix. Oliver Stone livre à nouveau chef d'oeuvre bouleversant, avec un Tome Cruise méconaissable et surprenant.

# Posté le lundi 30 juillet 2007 11:13

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 15:57