Portrait... Peter Bogdanovich (1939)

Critique, acteur, écrivain, réalisateur, producteur, cinéphile, séducteur, tel peut etre les qualificatifs de Peter Bogdanovich. Né en 1939, à Kingston, New York, d'une famille immigrée serbe fuyant le nazisme, Peter grandi dans un milieu artistique, son père étant peintre et artiste. Dans les années 50, dans l'ambition de devenir acteur, il ment à propos de son age pour suivre les cours de la légendaire Stella Adler, déclarant qu'il a 18 ans. En réalité il n'avait que 16ans. Très cinéphile, il est grandement influencé par les cinéastes de la Nouvelle Vague française, plus spécialement Francois Truffaut. Avant de devenir réalisateur lui meme, il se forge une réputation de critique de talent. C'est à partir de 1968 qu'il suit l'exemple des Chabrol, Godard et autres Rohmer et prend la caméra en main. Avec sa femme Polly Plate, il fait ses bagages pour Los Angeles. Là-bas, il rencontre Roger Corman qui lui propose de travailler avec lui. Ainsi, Bogdanovich débute sa carrièred'acteur dans 2 films de Corman: Les Anges sauvages (1966) et The Trip (1967). Il tourne alors le dos au journalisme et réalise en 1967 un documentaire pour la TV The Great Professional: Howard Hawks.
S'en suit alors la période de notoriété qui fera du cinéaste une légende au meme titre que Coppola et Scorsese. L'American Film Institu lui propose en 1971 de diriger un documentaire sur John Ford, Directed by John Ford, aujourd'hui concidéré comme un classique du doc sur Hollywood dont le narrateur est son grand ami Orson Welles.vaut à la fille de O'Neal, Tatum O'Neal l'Oscar du meilleur second role à seulement 10 ans! Suivent Daisy Miller (1974), Enfin l'amour Nickelodeon (1976) et Et tout le monde riait...(1980). Après ce dernier film, concidéré par beaucoup comme le meilleur du cinéaste reste malheureusement associé à la mort tragique de la jeune actrice Dorothy Stratten. Assassinée par son ex-mari Paul Snider, fou de jalousie du fait de la liaison presumée avec P. B. Sous l'emprise de l'alcool, il la tua et la viola avant de se suicider. Ce triste evenement a d'ailleurs fait l'objet d'un film: Star 80 (1983) de Bob Fosse. Tourmenté, Bogdanovich retourne à son premier métier, l'écriture et écrit un essai sur son histoire d'amour avec la belle Dorothy: Le Meurtre de la Licorne. D'ailleurs le cinéaste n'est plus le meme, sa carrière se réduit à des petits téléfilms et des films sans génie: Mask (1985), Texasville (1990)- suite de La Dernière Séance qui reste des décéptions critiques et commerciales. En 1988, le scandale éclate
La meme année sort La Dernière Séance, film mélancolique sur la jeunesse morose de l'Amérique des années 1950, qui s'inscrit dans les films du Nouvel Hollywood. Ayant une liaison avec l'actrice Cybill Sheperd, il divorce avec Polly Platt, mère de ses 2 enfants. Bogdanovich poursuit l'année suivante avec la comédie avec Bryan O'Neal On s'fait la valise, Docteur? inspiré de L'impossible M. Bébé (1937) et La Dame du Vendredi (1940). La Barbe à papa est grand succès de l'année 1973 quilorsu'il épouse Louise Stratten, la soeur de Dorothy et de 29 ans sa cadette. En 1999, Il fait un retour remarqué dans la série Les Sopranos sous les traits du psychanalyste Dr. Melfi ou en 2001, où il réalise le film Un Parfun de Meurtre avec Kirsten Dunst. Il a également preter sa voix dans un épisode des Simpsons.
Portrait... Peter Bogdanovich (1939)
# Posté le samedi 06 octobre 2007 13:30
Modifié le samedi 06 octobre 2007 15:50

Portrait... John Cassavetes (1929-1989)

Modèle aujourd'hui incontournable du cinéaste indépendant, John Cassavetes nait en 1929 à New York. Fils d'immigrés grecs, il d'abord acteur. Il apparait dans nombre de films des années 1950 et incarne Johnny Staccato dans la série télé du meme nom (1959).
En 1956, il fonde à New York un atelier théatral, le Variety Art Studio. Il fait travailler ses élèves à des improvisations qui serviront de base à la réalisateur de son premier film, Shadows (1961) qui met en scène des adolescents noirs dans un New York filmé façon quasi documentaire sur une musique de Charlie Mingus. Tourné caméra à l'épaule et en 16mm, ce film dégage une liberté et une intensité qui valent à Cassavetes le prix de la critique au Festival de Venise.
Son épouse, Gena Rowlands, sera par la suite l'héroine de ses plus grands films, Une femme sous influence (1975), Opening Night (1978) ou Gloria (1980) qui reçoit le Lion d'or à Venise.
Pour financer ses films, Cassavetes poursuit sa carrière d'acteur.Son role dans Rosemary's Baby de Roman Polanski lui permet de réaliser Faces (1965), suite de longs plans-séquences tournés en six mois dans sa propre maison.
Autour du couple Cassavetes-Rowlands se constitue peu à peu une famille d'acteurs dont font partie Peter Falk, Seymour Cassel et Ben Gazzara.
Cassavetes aime filmer des individus en marge d'une société américaine conformiste et aliénante. Personnages à la dérive, virées des bars enfumés et les boites de nuit - dans Meurtres d'un Bookmaker chinois (1977)- et intenses scènes de ménage - dans Love Streams (1984), Ours d'or à Berlin- sont réccurentes dans l'univers du cinéaste.
En 1986, John Cassavetes tourne son dernier film, Big Trouble. En 1997, son fils Nick Cassavetes met en scène She's so lovely, d'après un scénario écrit par son père dix ans plus tot.
# Posté le samedi 06 octobre 2007 13:29

Cinéma asiatique: Zoom

Cinéma asiatique: Zoom
Akira Kurosawa est très certainement avec Yatsujiro Ozu un des plus grands réalisateurs du siècle dernier. Akira Kurosawa (1910-1998) a en effet cumulé un total de 31 films plus 1 film réalisé par Koizumi Takashi dont il était le scénariste. Le plus étonnant est que la totalité des films de l'auteur sont tous très bons. Il n'aura pas fallu au réalisateur un temps d'adaptation, ni même un essai ... Akira Kurosawa avait un don, il suffit simplement de le reconnaitre.
Digne d
escendant d'une lignée de samouraïs et respectueux du Bushido, il débute comme second assistant-directeur, écrit son premier scénario en 1940 et sort son premier film, "La légende du judo"en 1943. En 1948, "L'ange ivre", avec son acteur favori,Toshiro Mifune. C'est en 1950, avec "Rashomon", que Akira Kurosawa sera reconnu dans le monde entier grâce à un Lion d'Or au Festival de Venise.
Ensuite
on citera : "Les 7 Samourais" (1954) - repris plus tard avec les "Les 7 mercenaires" avec entres autres Yul Brunner et Charles Bronson. "Le château de l'araignée" (1957), "Yojimbo" (1961), "Barberousse" (1965).
En 1971, après quelques échecs et après avoir connu la gloire, Akira Kurosawa tente de se suicider. Bien heureux que cette tentative échoue, car quelques années plus tard, le film "RAN" fut la consécration de l'auteur.
AKIRA KUROSAWA rest
e aujpourd'hui l'un des réalisateurs les plus reconnus au monde. Son oeuvre aura servi de support pour les grands du cinéma, tel que George Lucas ou encore Sergio Leone. Nous pourrions en dire long sur le réalisateur, les biographies sont par milliers sur le WEB et les sites lui rendant hommage aussi.
Ce qu'il est i
mportant de retenir sur ce réalisateur reste surtout de voir ses films. Nous remercions MR KUROSAWA pour son oeuvre que nous vous invitons à le découvrir. Akira Kurosawa nous a quitté le 6 Septembre 1998.

Yasuji
ro Ozu(1903-1963), au même titre que Akira Kurosawa, Kenzi Mizoguchi ou encore Shoei Imamura sont les maîtres du cinéma asiatique et pourtant pas les plus connus sur notre continent. Leur style épuré et minimaliste a influencé les plus grands réalisateurs d'aujourd'hui asiatique mais aussi occidentaux. De George Lucas ("La Guerre des étoiles" influencé par "La Forteresse Cachée" de Kurosawa à Wong Kar Wai, de John Sturges (Les 7 Mercenaires) à Jean-Pierre Melville, tous reconnaissent l'influence indiscutable de ces réalisateurs.
Certains des films d
e Yasujiro Ozu comme "Voyage à Tokyo" ou "Le goût du saké" sont considérés comme des chefs-d'½uvre.
Bien
que très fortement influencé par la grande machine cinématographique hollywodienne, c'est dans la plus pure tradition japonaise que Yasujiro Ozu a su mettre en scène des histoires portant le nom de Shomin-Geki. Ce terme défini la mise en scène des histoires de la vie, du quotidien au Japon.
C'est ce mix du cinéma ori
ental et occidental qui donna ce style particulier tant apprécié de Yasujiro Ozu.
De famille modeste, l'u
nique Yasujiro Ozu changera d'orientation au cours de ses études et deviendra dans les années 20 assistant réalisateur. Son premier film sera "Le sabre de Pénitence" en 1925. En 1932, Yasujiro Ozu réalisera "Gosses de Tokyo", film que les passionnés connaissent bien avec "Voyage à Tokyo"en 1953 ou encore "Le goût du saké". Ce film sera sa première grande réalisation. Son premier film parlant "Fils unique."sortira en 1936 et son premier en couleur sera réalisé en 1957 "Fleurs d'Equinoxe".
Vous l'aurez sûrement compris, Yasujiro Ozu est un incontournable réalisateur du cinéma et pas seulement japonais. Référence de la culture cinématographique, nous vous invitons à découvrir ses oeuvres si l'occasion se présente à vous. Yasujiro Ozu a réalisé près de 60 films.


# Posté le mercredi 15 août 2007 14:32
Modifié le dimanche 02 septembre 2007 15:45

Le film d'horreur des années 70

Le film d'horreur des années 70
En 1970, Dario Argento réalise son premier film avec L'Oiseau au Plumage de Cristal (d'après le roman "La Belle et la Bête" de Fredric Brown), l'un des plus importants gialli. Il continuera l'exploration du genre avec Le Chat à Neuf Queues (1971), Quatres Mouches de Velours Gris (1972), et surtout Les Frissons de l'Angoisse (1975). D'autres réalisateurs livreront d'excellents opus, dont Sergio Martino avec La Queue du Scorpion (1971) et Torso (1973), Lucio Fulci avec La Longue Nuit de l'Exorcisme (1972) et L'Emmurée Vivante (1977) ou encore Mario Bava avec La Baie Sanglante (1971).

Le premier long métrage de Wes Craven , La Dernière Maison sur la Gauche (1972) est à l'origine du rape and revenge. Sous-genre du film d'horreur, le rape and revenge montre une femme subir des violences sexuelles, suivies de la vengeance de celle-ci contre ses agresseurs. Souvent complaisant et toujours à l'origine de houleux débats quant à l'immoralité de ces ½uvres, le genre a tout de même ses "classiques" tel La Proie de l'Autostop de Pasquale Festa Campanile (1976) ou ¼il pour ½il de Meir Zarchi (1978).

En 1973, probablement inspirée par les excellents résultats de Rosemary's Baby, la Warner Bros. Pictures produit L'Exorciste (d'après le roman de William Peter Blatty), réalisé par William Friedkin. Le film est un succès colossal. De ce fait, nombre de métrages traitant de satanisme verront le jour, dont le plus populaire reste La Malédiction (1976) de Richard Donner.

En 1974, Tobe Hooper réalise l'un des films d'horreur les plus mythiques de l'histoire du cinéma : Massacre à la Tronçonneuse . Malgré une violence jouant plus sur la suggestion que sur la démonstration, le film traîne toujours une réputation d'½uvre extrêmement sanglante, voir gore. La faute à une atmosphère lourde et étouffante, et surtout une mise en scène et un montage particulièrement réussi de Hooper. Massacre à la Tronçonneuse est aussi le chef de file du survival, sous-genre du cinéma d'épouvante, dont Délivrance de John Boorman pose les bases dès 1972. On retiendra aussi La Colline à des Yeux (1977) de Wes Craven, digne représentant du genre.

Les Dents de la Mer (de Steven Spielberg, d'après le roman de Peter Benchley) rencontre le succès que l'on connait en 1975. S'en suivront de nombreux ersatz mettant en scène des animaux tueurs, dont l'un des plus réussi reste Piranhas (1978) de Joe Dante, produit par Roger Corman.

En 1976, David Cronenberg réalise son premier film d'horreur avec Frissons. Chez Cronenberg, l'horreur est viscérale et sexuelle, les mutations physiques de ses personnages représentant leurs troubles et névroses. Rage (1977) et Chromosome 3 (1979) sont les deux autres ½uvres de son "triptyque médical" entamé par Frissons. La même année, Brian de Palma adapte le roman d'un jeune écrivain alors inconnu : Carrie de Stephen King.

Le slasher naît en 1978 suite à Halloween de John Carpenter. Ce sous-genre met en scène un tueur masqué utilisant des armes blanches et traquant principalement des adolescents. Il est généralement vaincu par un protagoniste féminin, appelé "final girl". Le slasher engendrera un grand nombre d'½uvres cinématographiques durant les années 1980. La même année, George A. Romero, en association avec Dario Argento - qui réalise l'année précédente le sublime Suspiria - donne une suite à La Nuit des Morts-Vivants avec Zombie . Le film de Romero garde l'aspect social de La Nuit des Morts-Vivants avec sa critique de la société de consommation, mais est aussi un film d'action particulièrement efficace et extrêmement gore.

En réponse au succès de Zombie, Lucio Fulci réalise le gorissime L'Enfer des Zombies (1979), premier film de sa trilogie des morts-vivants, avec Frayeurs (1980) et L'Au-Delà (1981.). Apportant au genre une sensibilité toute personnelle et une surenchère dans la violence graphique, Fulci insuffle à sa trilogie des morts-vivants une atmosphère à la fois macabre et poétique, très éloignée de la vision critique de George Romero, où la caméra scrute au plus près la torture et la dégénérescence de la chair (thème récurrent au sein du cinéma italien, notamment chez Pasolini). Les producteurs italiens vont s'engouffrer dans la brèche et produirent nombre de films de morts-vivants durant les années 1980, pour la plupart de qualité assez médiocre.

# Posté le mercredi 15 août 2007 14:04
Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:10

CECI EST MON CORPS

CECI EST MON CORPS
La rencontre entre le cinéma et le King n'a pas eu lieu. Sur une liste de nanars, seul 2 films sortent du lot, Jailhouse Rock et King Creole. Si Elvis était un acteur médiocre à la filmo dispensable, son aura iconique a en revanche essaimé aux 4coins du monde et du cinéma. Tout à commencer avec M.Brando et J.Dean acteurs pré-Elvis qui ont autant influencé le King que l'inverse
Les Bébel et Blain de la Nvlle Vague française et leur pertinence, leur corps avaient qqch d'Elvis.
Du George Chakiris de West Side Story au Nicolas Cage de Sailor et Lula ou encore Michael Madsen de Kill Bill, on retrouve des échos de la griffe d'Elvis.
Il ya meme du Elvis chez les filles, ds les moues de Virginie Ledoyen, ds Béatrice Dalle, sans parler d'Asia Argento, brune, sexuelle comme le King, ressuscitant l'esprit dévergondé de l'Elvis 55.
Quant aux girls de Boulevard de la mort, toutes en corps, en insolence érotique, sont la elvisattitud force 8.
Pillan Elvis ou résonnant avec son look, son aura, le cinéma a réspiré le King.
# Posté le mercredi 15 août 2007 13:47
Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:05